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Le
Monument national de Khami est le deuxième site historique du
pays, après le Great Zimbabwe. Cette
cité en pierres a succédé au Great Zimbabwe en tant que capitale de la
civilisation Shona au XVI ème siècle. Le site consiste en un
assemblement de plates-formes soutenues par des murs en pierre sèche,
sur lesquelles ont été construites des dagas (maisons en terre).
Déclaré Monument National en 1937 et inscrit sur la liste du Patrimoine
mondial de l’UNESCO en 1986, le site de Khami n’a pas reçu les mêmes
attentions que celui du Great Zimbabwe. Les National Museums and Monuments
of Zimbabwe (NMMZ) ont donc conçu un plan de gestion du site, cautionné
par le Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
Sur une carte, les actions se passent
où ?
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L’idée d’un chantier de volontaires sur Khami est venue lors d’une
visite des NMMZ et l’Ambassade de France sur un chantier organisé par l’association
CHAM sur l’île de la Réunion, ceci dans le cadre d’une coopération
muséale et patrimoniale entre le Zimbabwe et la France. A la suite, les NMMZ
et l’ambassade de France, avec le bureau régional de l’UNESCO, ont fait appel
au CHAM pour effectuer une mission d’étude et puis une opération sur
les ruines.
LES OBJECTIFS
- contribuer à la restauration d’un site, inscrit sur la liste de Patrimoine
Mondial de l’UNESCO, dont l’état de conservation nécessite des interventions
urgentes.
- transmettre le concept et les savoirs faire français par rapport aux chantiers
de volontaires sur le patrimoine au Zimbabwe et en Afrique Australe.
- développer les échanges franco-zimbabwéens et régionaux en Afrique
Australe autour du thème du patrimoine.
Objectifs d’évolution
- faire des chantiers de volontaires sur Khami de véritables opérations
régionales / internationales de formation
- développer des actions similaires dans d’autres pays
- accueillir plus de zimbabwéens sur des actions de conservation du
patrimoine en France.
LES ACTIONS
- Un chantier expérimental en juin 2000, a rassemblé 8 personnes des
NMMZ (conservateurs et agents techniques), 5 personnes de l’association CHAM,
2 volontaires français, 7 volontaires zimbabwéens, (étudiants en archéologie
et architecture) et le chef de projet de coopération muséale et patrimoniale
entre la France et le Zimbabwe.
- En avril 2001, l’association CHAM a accueilli le conservateur du
site de Khami sur un stage “Monuments Historiques” en France. Le deuxième
chantier en juin 2001, cette fois-ci international, a réuni 5 personnes
des NMMZ, 4 personnes de l’association CHAM, 5 étudiants Zimbabwéens,
1 étudiante du Ghana, 2 étudiants de Namibie et 2 étudiants du Mozambique.
- Les chantiers suivants ont accueilli des volontaires de cinq pays supplémentaires
: l'Afrique du Sud, le Botswana, le Malawi, le Lesotho et la Zambie ainsi
que des volontaires fran‡ais de l'Ile de la Réunion .Depuis 2003,
des jeunes de la banlieue de Bulawayo participent aux chantiers.
Les travaux des chantiers se concentrent sur le « Hill Complex »,
ancienne enceinte royale et par ailleurs la partie la plus spectaculaire du
site. L’effondrement des murs, souvent très décorés, pose des problèmes d’érosion,
mettant en danger les dagas et les couches archéologiques, aussi bien
que la stabilité des plates-formes elles-mêmes. Les chantiers reconstituent
à l’identique et font des travaux de stabilisation des murs en pierre sèche.
PARTENAIRES
- National Museums and Monuments of Zimbabwe
- UNESCO
- Ambassade de France (Service de Coopération et d’Action Culturelle)
- Conseil Général et Conseil Régional de la Réunion
- Des entreprises locales
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